Aucune catégorie séléctionnée − 28/ Stéphane Trois Carrés
"quantificateur existentiel", un E retourné
accompagné d'un point d'exclamation utilisé pour symboliser l'existence d'un être mathématique.
enregistré le :
Samedi 24 Juin 2006
dimensions :
600*685
fichier :
135trois_carres.png
poids :
287 KB
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[5] Commentaires des visiteurs du site
Stéphane Trois Carrés
Dimanche 25 Juin 2006 14:13
Le problème que m'a posé cette peinture était de l'inscrire dans la continuité des travaux antérieurs et à venir...
Par ailleurs il me fallait surseoir à la position idiomatique que souvent la peinture engendre...
En effet je voulais moins que ce fut la trace de ma main que celle d'une affirmation esthétique ouverte.
C'est ainsi que j'ai choisi de placer un symbole dans ce rectangle / carré.
Par ailleurs j'ai décidé de faire une composition suffisante et une règle d'application de peinture afin que sa réalisation puisse être dictée...
C'est de la sorte une peinture procédurale, indépendante de l'espace sur lequel elle est installée.
Paradoxalement comme cela a déjà été montré l'évacuation de tout idiome est illusoire... La peinture laisse apparaitre toute les mains antérieures et la mienne aussi.
"Il existe" est un quantificateur existentiel, on l'emploie quand dans une démonstration on postule l'existence d'un être mathématique.
Il existe toutes les peintures passées et à venir.
Cette peinture destinée à être recouverte est une sorte de mise à zéro de l'étape d'accumulation palimpseste... C'est une exception dans la distribution discrète des idiomes peints, c'est aussi un dispositif auto-référent qui affirmant l'existence des autres peintures, affirme aussi sa propre existence.
Il y a beaucoup à dire sur cette "peinture" et ses paradoxes.Elle est unique et prendra son sens complet lors de son prochain recouvrement., il fallait un paradoxe supplémentaire renvoyant la peinture à son asymptotique nature conceptuelle.
Elle pourrait se référer à des expériences radicales de peintures, celle de Daniel Walravens qui évacue les traces du peintre au profit l'objet peinture, ou de Claude Rutault qui s'interroge sur la peinture objet et sa situation.
Les artistes de support surface ont peint autour du chassis, Miguel Mont a retourné le chassis
Une partie de son essence est concomitante aux réflexions de Ludwig Wittgenstein sur la nature des signes et des objets.
Stéphane Trois Carrés
Jack the chicken-ripper
Mercredi 27 Septembre 2006 4:45
Heuuuuuuu... Ca veut dire quoi?
J the C-R
Jeudi 28 Septembre 2006 4:52
De plus,pour que le signe soit ce qu'il est,il doit être inséré dans ce qu'il signifie et en être distinct. Ainsi il cesse d'être une figuration du monde et n'est plus soumis à ce qu'il indique.Cela confirme sa relation avec les choses, qui va du certain au probable.Pour lui,il doit trouver son espace à l'intérieur de la connaissance.
Stéphane Trois Carrés
Mercredi 27 Décembre 2006 7:50
Merci beaucoup J de Cer,
C'est exactement ce que je cherchais à faire.
"Il existe" entre plusieurs propositions de peintures.
Elles sont cachées ou sont potentielles (à venir)